Conditions de travail et reconnaissance 

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 Communiqué de Presse -  Paris, le 15 septembre 2009  

Résultats Baromètre Accor Services 2009 du bien-être et de la motivation des salariés français.

 Enquête réalisée au 1er semestre 2009 par questionnaire Internet auprès d’un échantillon de 4.000 salariés français âgés de 18 ans et plus (hors artisans, commerçants, professions libérales et agriculteurs / exploitants). , Comparaison avec les résultats des vagues de 2008, 2007 et 2006.

Depuis cinq ans, Accor Services observe les changements dans les comportements et les attentes des salariés français afin de répondre au mieux aux exigences de ses clients dans le domaine des avantages aux salariés et de la motivation. Sur fond de crise, Accor Services nous livre les principaux enseignements de ce cinquième baromètre 2009 du bien-être et de la motivation des salariés, réalisé avec Ipsos Loyalty.

En 2009, le contexte de crise accrue semble enrayer l’insatisfaction des salariés français. La pression sur l’emploi amènerait-elle les salariés à relativiser leur situation, et par là même ne les ’autoriserait’ plus à exprimer leur insatisfaction ?

Ainsi, la relation au travail reste stable depuis 3 ans : des indicateurs comme la sécurité et la routine (49%) l’emportent sur le plaisir et la fierté (31%) et le travail est toujours associé à la sécurité (30%). De même, les salariés ne sont pas moins heureux au travail puisque 1/3 se déclarent souvent heureux. A noter que les salariés se déclarent plus souvent heureux dans les plus petites entreprises que dans celles de taille plus importante.

Le niveau de satisfaction à l’égard de la situation professionnelle semble se stabiliser au regard des 63% de salariés français satisfaits (+1 vs 2008), tout comme l’indice de qualité de vie au travail avec une note moyenne de 5,9 identique à 2008.

Si le salaire demeure la première des préoccupations des français (53% vs 59% en 2008), le maintien de l’emploi est à présent cité par 32% des salariés (contre 25% l’an passé). L’insatisfaction à l’égard du salaire est moins marquée : 32% se déclarent satisfaits de leur rémunération fixe (+7 vs 2008), même si les frustrations en matière de pouvoir d’achat s’accroissent : 74% se déclarent « pas du tout » ou « peu satisfaits » de leur pouvoir d’achat (- 6 vs 2008). Quant au stress, il recule légèrement avec une note moyenne de 6,2 /10 en 2009, contre 6,6 en 2007.

Malgré cette « moindre expression » peut être temporaire de l’insatisfaction, la crise donne toujours plus d’importance aux conditions dans lesquelles on peut s’accomplir au travail : la reconnaissance, les conditions matérielles, le management… qui dans la période entraînent une progression de la démotivation.

Si comme l’an passé, 58% des salariés estiment s’impliquer dans leur travail (44% s’impliquent « beaucoup», et 14% « trop »), seuls 36% des salariés jugent leur implication reconnue. On assiste ainsi en 2009 à une baisse de la motivation chez 40% des salariés, soit une proportion croissante depuis 2 ans (+ 4 pts).

Les premières raisons de démotivation demeurent le manque de reconnaissance (34%, +1 vs 2008) et la rémunération (30%, -2).. Mais on note surtout, par rapport à l’an passé, une montée des sujets « conditions de travail » ( 25%, +6), de la « routine et manque d’intérêt du travail » ( 14% vs 9% ) et du « management et relations sociales ». Le stress (-5) et l’évolution de carrière (-5) sont plutôt moins cités qu’en 2008 comme motifs de démotivation.

Au final les attentes des salariés vis-à-vis de leurs employeurs sont toujours aussi fortes pour compenser la baisse du pouvoir d’achat, le stress ou le manque de reconnaissance. Pour l’employeur, la prise en compte de fondamentaux pour l’accomplissement au travail tels que, les périphériques à la rémunération ou la formation, semble être décisive pour motiver ses salariés.

Alors que la pression sur l’emploi s’accroit, l’aspiration à l’évolution et à la formation professionnelles ne recule pas : la formation et l’épargne salariale restent les deux actions jugées prioritaires (à 57% et 56%) par les salariés.

Ceux-ci manifestent également des attentes persistantes notamment face au stress (72% estiment que leur employeur n’y prête pas suffisamment d’attention) et au développement des compétences (64%).

Enfin, pour les salariés, les attentes à l’égard des « périphériques de la rémunération » restent importantes. Une très large majorité de ceux qui n’en bénéficient pas, souhaitent en disposer et 83% des salariés estiment que des avantages comme les chèques cadeaux, titres restaurants, mutuelles et épargne salariale… constituent des ‘plus’ intéressants pour leur pouvoir d’achat (vs. 77% l’an passé)..

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